Nature, Terre, Graves, Climat…Terroir…

Pierre précieuse, quête du diamant noir…Sempiternel travail d’orfèvre, indispensables petites mains, de la vigne au chai, du chai au verre…

Pour ravir les papilles, égayer l’existence, marcher dans les traces de nos ancêtres…Reproduire les gestes des bacchanales, des Romains,

Grecs et autre Egyptiens…

Le temps n’est plus, seule demeure une grande et belle civilisation …Celle du vin…

 

Texte de Florent BATTISTELLA, propriétaire de Château de l'Hospital

"Il y a la nature, qui donne à cette liane ce dont elle a besoin pour croître et donner les plus beaux fruits.

Il y a cette terre, ces terres, nourricières ou ingrates, que l’on nomme terroirs, quand elles nous parlent de qualité. Ces sols de graves, d’argiles, schisteux ou calcaires, qui donnent aux cépages les moyens qu’ils s’expriment. Il y a le soleil, les vents et les pluies qui font grandir. Il y a le temps, qui sillonne l’écorce et affuble le cep, année après année, de l’enviable qualificatif de vieille vigne. Ce même temps qu’honore l’Homme à la saison de ses rides.

Il y a la main, précise, celle de la taille, de l’effeuillage, du désherbage, de la vendange et des tries successives, parfois. Il y a les ouvriers et les ouvrières qui travaillent, s’acharnent et s’échinent pour en cueillir les fruits, toujours. Puis vient le travail dans les chais, les assemblages et l’élevage, comme une éducation.

Il y a les hommes et les femmes. Ceux et celles qui observent, qui tentent de comprendre, qui dialoguent avec la nature et s’émeuvent de ce qu’elle peut offrir, dès lors qu’ils la respectent.

Il y a les valeurs humaines : celles qui nous permettent de créer le lien avec autrui et l’humanité tout entière. L’exercice du respect s’exprime à travers l’écoute, l’honnêteté, l’intégrité, le travail aussi. C’est ce même respect qui permet de vivre ensemble, en harmonie, favorisant, de l’apprentissage à la transmission, l’épanouissement des Hommes. Dans les rangs de vignes, nous pouvons aussi faire le choix du respect. Conduire le vignoble en propre, s’assurer que le sol reste vivant, ne pas en changer la nature profonde en conservant l’équilibre qui régnait là, avant que la vigne n’arrivât, par la seule volonté de vignerons passionnés. C’est le choix d’un travail éthique, une loyauté certaine envers la nature.

Il y a la Cité du Vin. Ce n’est pas un édifice immobile, engoncé dans un vêtement de pierre ou de béton.

La Cité raconte le geste, et par sa seule architecture ondoyante, elle est une invitation à s’enivrer de la grande histoire du vin. "

telechagerExtrait du livre "La cité du vin"